Ségolène Royal qui était présente à cette réunion, a salué un "moment historique". "Ce n'est pas une union factice, ce n'est pas un rassemblement de circonstance, mais une alliance au long cours", a affirmé la candidate du Parti socialiste.

D'après Julien Dray, la "plate-forme politique" a été "signée" samedi soir. Le porte-parole du PS a ajouté que son parti et le Mouvement républicain et citoyen s'étaient aussi entendus sur une "répartition de circonscriptions" dans le cadre d'un "accord électoral".

Jean-Pierre Chevènement avait déclaré fin novembre qu'il se présentait à la présidentielle "non contre Ségolène Royal", mais "contre Nicolas Sarkozy parce qu'il diviserait gravement le pays s'il était élu".

Eviter le couac de 2002

Réagissant à l'annonce de la candidature de J-P.Chevènement, le 6 novembre dernier, Ségolène Royal avait invité le président d'honneur du MRC à se rallier à elle. "Je souhaite, bien évidemment -on verra, le moment venu, si je suis désignée- qu'il puisse me rejoindre", avait-elle déclaré.

Jean-Pierre Chevènement avait obtenu 5,33% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle en 2002. Le PS lui avait reproché d'avoir été en partie responsable de l'éviction de Lionel Jospin le 21 avril et d'avoir ainsi ouvert la voie à un deuxième tour opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.